L’adultère a toujours existé mais son sens change avec le sens du couple.

En s’engageant dans une relation amoureuse les partenaires s’attendent généralement à ce que cette relation soit fidèle, unique et exclusive.
Même si la société tolère mieux l’infidélité, que les normes sociales sont moins strictes et que les « transgressions » sont parlées, lorsque l’individu est face à l ‘infidélité il lui reste difficile de la tolérer et de l’accepter facilement.

L’infidélité est souvent le signe la rupture, le « coup de canif » au contrat tacite ou explicite. Elle signifie la trahison de l’amour.

Quelques chiffres 1 :

  • 33 % des femmes ayant été en couple admettent avoir déjà eu au cours de leur vie un rapport sexuel avec une autre personne que leur partenaire.
  • 49% pour les hommes.

L’infidélité touche les couples heureux, les couples malheureux, les jeunes, les vieux et même les couples libres. Selon l’étude de Marck, Janssen & Milhausen (2011) l’infidélité est la menace la plus forte au sein du couple.

Chaque couple à sa propre définition de la fidélité et par conséquent de l’infidélité. Il est souvent posé la question suivante :

Où commence l’infidélité ?

Une large palette d’actes illustre les réponses. Certains parleront d’un regard, d’autres d’un mot, d’une attitude, d’une attirance, d’un baiser, d’un rapport sexuel, d’une liaison…

Chaque réponse est personnelle et elle définit une limite, un interdit, une trahison. Quelle que soit la définition qu’on donne à cette infidélité, elle est presque toujours source de mal être et associée à une souffrance.

L’impact de l’infidélité

Découvrir une infidélité c’est presque toujours un choc émotionnel entraînant une série d’émotions négatives et pénibles : Souffrance, tristesse, colère, honte, culpabilité, incompréhension, peur, sentiment d’abandon, sentiment de trahison, baisse de l’estime de soi, jalousie…

Ce panel d’émotions peut impulser des comportements tels que :

  • Des vérifications compulsives des faits et gestes du partenaire, (fouille du téléphone, ordinateur …), tout retard devient suspect …
  • Des disputes, violences verbales voire physiques.
  • Un refus de relations sexuelles
  • De la rancœur
  • Du déni
  • Une rupture, etc.

Quelle prise en charge ?

La prise en charge en sexologie des conséquences de l’infidélité est soit d’aider à la reconstruction du lien conjugal soit d’aider à la gestion de la séparation.

La décision appartient au patient et au couple, le sexologue accompagne cette décision.

Les conséquences de l’infidélité ne sont pas systématiquement dramatiques ou exclusivement négatives. Tout dépendra de la qualité du lien avant la relation extra- conjugale, de la façon dont l’infidélité a été gérée et de l’énergie du couple aura mis dans sa reconstruction.

Certains couples en ressortent plus forts, plus aimants et plus heureux.

En conclusion

Votre premier mariage est terminé, voulez-vous en créer un deuxième ensemble ?

Esther Perel (psychothérapeute sexologue)

1 Ifop :enquête 01/2017 et 2016

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Le couple face à une dysfonction sexuelle

Ne pas prêter attention aux signes de dysfonctionnements sexuelles

Quelque soit la dysfonction sexuelle, quelque soit son ou ses origines, la consultation sexologique nécessite d’explorer la dimension relationnelle du couple.
Le symptôme sexuel n’est pas un symptôme comme les autres, il concerne les deux personnes.

L’angoisse générée par le symptôme sexuel nourrit l’incapacité à parler librement du problème et de la façon de le résoudre. L’origine de ce problème de communication dans le couple est généralement la peur, la peur de se sentir gêné, la peur de se sentir rejeté, la peur de ne pas être à la hauteur.

Une majeure partie de la prise en charge thérapeutique du couple va se centrer sur la communication. Le sexotherapeute va aider le couple à partager leur ressenti, leurs attentes, leurs
craintes mais aussi leurs espoirs.

Formuler son ressenti de manière constructive permet d’établir une meilleure communication.

Le couple face à l’infidélité

A l’heure de l’immense liberté de choix de vie amoureuse l’idéal de presque tout couple reste la fidélité (fidélité affective) et l’exclusivité (fidélité sexuelle) comme les moteurs principaux du couple.
Que devient le couple lorsque l’un de ses piliers de sa construction est ébranlé?

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Les troubles du plaisir masculin

 

C’est une absence ou retard persistant ou répété de l’orgasme après une phase d’excitation sexuelle « normale », c’est à dire adéquate en intensité et durée.

 

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Les troubles de l’éjaculation

« L’éjaculation prématurée se définit par un délai cours de moins d’une minute entre le début de la pénétration et l’éjaculation. Ceci étant associé à des conséquences psychologiques négatives personnelles, une souffrance, une frustration, une insatisfaction ou tension dans le couple. Cette difficulté doit exister depuis plus de 6 mois et survenir dans la majorité des rapports sexuels »

Définition du DSM 5

Mais de quoi parle-t-on vraiment ?

Trouble de l’érection

Le trouble de l’érection est l’incapacité constante ou récurrente à atteindre ou à maintenir une érection suffisante afin d’avoir une relation sexuelle satisfaisante.

Elle peut se traduire par :

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Les douleurs / dyspareunies

La dyspareunie est une douleur à la pénétration ou aux mouvements coïtaux. Cette douleur est génitale et persistante.

La vulvodynite est une douleur localisée au niveau des organes génitaux externes de la femme.

Le vaginisme est un spasme involontaire, répété ou persistant de la musculature du tiers externe du vagin perturbant les rapports sexuels. La pénétration est impossible ou douloureuse. Cette perturbation est à l’origine de souffrance et est marquée de difficultés interpersonnelles.

 

En savoir plus sur ces douleurs

Le trouble du plaisir féminin

 

Le trouble du plaisir féminin est une plainte qui va de la baisse de la lubrification vaginale à l’augmentation du délai à obtenir une excitation, à la baisse de sensations clitoridiennes et vaginales jusqu’aux difficultés d’obtenir l’orgasme.

Anorgasmie : incapacité à sanctionner une quelconque stimulation sexuelle par une décharge orgasmique et émotionnelle.

Mais de quoi parle-t-on vraiment ?

Le trouble du désir féminin

Le trouble du désir féminin est l’absence ou l’insuffisance de désirs d’activité sexuelle, de pensées érotiques ou de fantasmes  Le trouble du désir est source de souffrance pour l’individu.

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